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Taos

De l’idée de louer une maison sur 3 ou 4 jours, comme ici à Glorieta, outre le plaisir de vivre dans une demeure pleine de charme, c’est de pouvoir le matin partir visiter un nouveau lieu et de rentrer le soir dans le confort d’un chez soi, ne serait ce que le temps de quelques heures.
Aujourd’hui, notre destination c’est Taos.

Il y a plusieurs raisons de se rendre à Taos, dans le centre nord du Nouveau-Mexique.
La première, la ville elle-même. Taos a été établie en 1615, à la suite de la conquête espagnole des villages indiens tiwa de la vallée dès les années 1540.
La deuxième, un pueblo, non loin de Taos, que des générations d’indiens essayent de conserver dans son aspect originel… mais je vais en reparler.
La troisième, celle qui nous intéresse le plus, la présence non loin d’un pont sur les gorges du Rio Grande, une vue comme on les aime.

La ville de Taos: Taos, cela veut dire saule rouge en langage Tiwa. Il y a un petit air de Santa Fe, notamment pour la forte présence d’artistes qui donne une vision de ville très culturelle. Les bâtiments sont en adobe, ou en garde l’aspect extérieur, donnant une harmonie qui manque souvent à nos villes européennes. Si vous déambulez dans les rues de Taos, en butinant de magasin en magasin, pensez à prendre des pièces pour les parcmètres. Et le temps passera vite, les boutiques ne manquent pas.

Le pueblo: Un peu la déception de la journée. Les pueblos, ce sont ces villages des premiers habitants amérindiens, bien avant l’arrivée des conquistadors. Ils sont en adobe, brique ou torchis fait de paille, d’argile et d’eau. C’est certes fort intéressant de voir ces bâtisses encore debout, de les voir restaurer, car des générations d’indien Tiwa continuent à maintenir les lieux, mais, car il y a un mais. Il faut dire que le tout est horriblement dénaturé par la présence des commerçants dans chacune des masures, par les gouttières en fer, et d’autres compromis au modernisme.
Limite arnaque même, puisque rien que l’entrée du pueblo fait dans les 16 dollars par adulte. Alors se dire que certes l’on visite des habitations à l’aspect ancien (car à force d’être restauré, rien n’est d’origine) mais juste pour encore devoir payer. Oh, c’est pas la foire de Marseille !

Le pont sur les gorges du Rio Grande: c’était la raison première de la visite de Taos. Là au moins, pas de déception. Le lieu est superbe. Imaginez un pont surplombant les gorges du Rio Grande, qui s’écoule en contrebas, près de 172 mètres en dessous et une vue à droite comme à gauche sur ces gorges qui ne se découvrent qu’au dernier moment.
Et puis, sur le pont, même si vous avez pris le temps de photographier le vide abyssal, que le vertige vous a passé, attendez qu’un camion passe. Vous aurez droit aux vibrations dues à son passage. Terrible sensation.

Bon, allez, le temps passe décidément trop vite et la route est longue pour retourner à Glorieta.

Demain, sans doute Albuquerque au programme.

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